Coordination Rurale du Lot, syndicat agricole 100% agriculteurs
  • AVEC VOUS IL EST TEMPS DE RETROUVER
    LA LIBERTÉ D'UTILISER SES PROPRES SEMENCES

  • AVEC VOUS IL EST TEMPS DE PROMOUVOIR
    LA CONVERSION À L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE

  • AVEC VOUS IL EST TEMPS
    DE PROMOUVOIR L'AGRICULTURE LOCALE

  • AVEC VOUS IL EST TEMPS DE COMPTER
    SUR UNE TVA SOCIALE

  • AVEC VOUS IL EST TEMPS
    DE DÉFENDRE LA PLURIACTIVITÉ

  • AVEC VOUS IL EST TEMPS
    DE FACILITER L'INSTALLATION AGRICOLE

Une histoire

Ils étaient trois agriculteurs, réunis dans le département du Gers, un dimanche de novembre 1991 pour réfléchir sur les conséquences de la réforme de la PAC. Jean Paul Couvreur, Philippe Arnaud et Jacques Laigneau. Ils n’espèrent plus rien de la FNSEA qui, après avoir promené les agriculteurs dans Paris en septembre 91, laissait entrer 3 jours plus tard, en France, des vaches polonaises sans réagir et commençait à dire aux agriculteurs qu’il fallait « s’adapter, diversifier et relever le défi ».

Sûrs que cette PAC serait catastrophique, ils décident de tenter le tout pour le tout et d’essayer de soulever l’ensemble de la ruralité, paysans, artisans et commerçants contre la PAC 92. Le 2 décembre 1991, une quarantaine d’agriculteurs tiennent la réunion constitutive de la Coordination Rurale qui apparaît, pour la première fois, à l’Isle Jourdain, dans le Gers et adopte la forme associative loi 1901. « Tous unis contre la PAC 92 » sont les mots d’ordre qui bientôt rassemblent autour de Jacques Laigneau tous ceux qui ne veulent plus se résigner à la mort lente programmée.

A ce moment-là, la Coordination Rurale ne veut pas déstabiliser le syndicalisme traditionnel. Elle veut le faire évoluer et, très souvent, ses sympathisants demeurent à l’intérieur de la FNSEA ou du CNJA avec l’objectif d’en faire changer « la ligne ». En effet, le projet de la CR n’est pas de type institutionnel. Ce qui est en question, c’est l’action. Aussi, la Coordination Rurale se veut-elle structure trans-syndicale, mouvement transversal sur le modèle « des coordinations d’infirmières » qui, en 1988, avaient réussi à mobiliser très largement la profession pour fédérer des revendications.

Les fondateurs pressentaient que la baisse des prix compensée partiellement par des primes était une atteinte à la dignité des paysans qui passeraient pour des assistés qui coûtent cher. « Avec les primes, on nous mènera par le bout du nez… L’ouverture des frontières va nous ruiner. La baisse des prix est le principal facteur d’appauvrissement, donc de l’élimination des agriculteurs ». Les événements leur ont hélas donné raison.

Après avoir tendu la main à tous les acteurs de la ruralité, d’où le nom de Coordination Rurale, la CR s’est transformée en syndicat, car elle ne pouvait pas abandonner les agriculteurs qui lui avaient fait confiance. Elle ne pouvait admettre la passivité des syndicats existants qui ne se sont pas opposés à la réforme de la PAC.

Depuis, la CR est devenue un syndicat représentatif, force de propositions, qui contribue à faire respecter la liberté et la dignité des paysans !

Des valeurs

Depuis 1992, la Coordination Rurale porte et défend des valeurs fédératrices qui en font son identité.

Solidarité

« Tous unis », « Agriculteurs responsables » : ces deux slogans soulignent l’unité que nous prônons.
La Coordination Rurale est un syndicat au service de tous les secteurs de l’agriculture : nous défendons tous les agriculteurs !

Eleveurs bovins, caprins, porcins, ovins, céréaliers, producteurs de fruits et légumes, éleveurs laitiers… Ce sont tous ces professionnels qui, dans leur grande diversité, font l’agriculture d’aujourd’hui. Leur combat, notre combat, est le même : des prix rémunérateurs pour pouvoir vivre dignement de notre métier.

Indépendance

La Coordination Rurale a toujours refusé tout lien d’intérêt, d’implication ou de soumission avec les organisations économiques, politiques et les autres acteurs des « filières ». Ses positions, prises en toute indépendance, ne tiennent compte que de l’intérêt général et de la défense des agriculteurs.

Notre indépendance vis-à-vis de tous les pouvoirs (bancaires, agro-industriels, institutionnels) nous permet de défendre TOUS les agriculteurs, sans distinction et sans arrière-pensée ; d’assurer notre indépendance financière mais aussi notre indépendance de pensée, d’expression et d’action.

Apolitisme

Inscrit dans nos statuts, l’apolitisme permet à la Coordination Rurale de conserver son indépendance, son autonomie et son sens critique à l’égard de tous les acteurs politiques où qu’ils se situent sur l’échiquier partisan. Aussi, le syndicat bâtit ses positions non pas sur une idéologie ou un programme partisan mais sur le bon sens et la réflexion. Il ne donne jamais de consigne de vote pour les élections et joue activement son rôle de syndicat professionnel représentatif en dialoguant avec tous les grands partis politiques. Cela nous permet de défendre notre vision singulière de la politique agricole et de refuser la cogestion, à savoir le système actuel de connivences, fatal pour les agriculteurs en particulier et pour la démocratie en général.

 

Responsabilité

La Coordination Rurale recherche un dialogue constructif et formule des propositions concrètes et mûrement réfléchies. Elle mène ses échanges avec engagement et détermination en poursuivant des objectifs réalistes. Elle organise les actions qui s’imposent lorsque les négociations ne sont pas satisfaisantes.

Elle veille également à l’application des accords et n’hésite pas à dénoncer les dérives des acteurs du monde agricole, l’objectif étant d’assurer un avenir pérenne à l’agriculture française non en tant qu’entité économique mais en tant que communauté d’agriculteurs, dignes et responsables.

Envie de participer ou d'être acteur du monde agricole dans le Lot ?

Coordination Rurale du Lot
Lieu dit Marguerite
46100 Cambes

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